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La spécialisation des chiens d'arrêt entraînait à brève échéance la création de retrouveurs de gibier (ce terme traduit plus exactement l'Anglais retriever que rapporteur).
Création parce que ce métier canin n'existait pas encore à l'époque que nous évoquons, les années 1830-1850 environ. Bien sûr, beaucoup de chien de chasse sont capables de faire d'excellents retrouveurs de gibier, surtout quand ils l'ont levé.
Métier plus difficile quand il faut s'intéresser qu'à une partie seulement de la chasse, pas la plus passionnante du point de vue du chien. Le portrait-robot du retriever idéal, c'était un chien solide et capable d'évoluer dans l'eau sans fatigue, au nez très fin mais capable de rester insensible à tout ce qui ne concerne pas la recherche du gibier. Très obéissant bien sûr.
A ce moment arrivaient en Angleterre en grand nombre des chiens de pêcheurs, devenus indésirables sur Terre-Neuve. On remarqua rapidement que parmi eux, il y en avait qui avaient la passion de l'eau, tout en étant robustes et dociles. Il suffisait d'améliorer leur nez, en les croisant avec des chiens de chasse, pour avoir le type retriever.
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De nombreux essais de croisement eurent lieu, qui expliquent qu'il existe encore plusieurs races de retriever. Parmi ces tentatives, celle de sir Dudley Marjoribanks aboutira au Golden Retriever. Il accoupla en 1835 un retriever à poil plat issu des chiens venant de Terre-Neuve à une chienne water spaniel. Les quatre chiots (Crocus, Primrose, Cowslip, ada) qui en résultèrent sont à la base de la race Golden Retriever.
Cette ascendance de la race a été révélée par un ouvrage paru en 1952, qui publia les registres du domaine de Marjoribanks sur une période courant de 1835 à 1890. Exit donc des huit traqueurs russes faisant un numéro dans un cirque ambulant à Brighton un beau jour de 1858 et que sir Dudley aurait acheté tant leur intelligence l'avait impressionné. C'était une belle histoire mais totalement imaginaire, en dépit de toutes ses précisions : à quoi tient l'histoire des races canines, parfois ! |
La race a été reconnue par le Kennel club en 1913. Jusque dans les années 50, le Golden a essentiellement fait carrière dans les field-trials et dans les expositions. Ce n'est qu'ensuite qu'il a été adopté comme chien de compagnie, tant en Angleterre qu'aux Etats-Unis ou l'évolution de ses effectifs suit de près celle du Labrador.
Signalons que dans certains pays comme l'Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique notamment, le golden est le plus populaire des retrievers (sinon de tous les chiens).
Ce chien a bâti sa réputation sur son caractère très doux qui va de pair avec une fourrure ou on a envie de plonger les mains. On le dit encore plus doux que le labrador qui n'est pourtant pas un modèle de chien dur ! Plus doux, encore plus tendre et affectueux, également d'un tempérament très paisible, quoique joueur et actif ne croyez pas qu'il passe ses journées à dormir.
Mais à l'instar de tout retriever qui se respecte, le golden est avant tout un chien soumis, avide d'apprendre et de faire plaisir, sociable dans toutes les circonstances. Ne comptez pas sur lui comme chien de garde et de défense, ce n'est pas du tout son domaine.
Si vous voulez un chien qui en impose aux gens et aux autres chiens, ne le choisissez pas non plus, il est totalement dépourvu de toute agressivité et ne cherche qu'à s'intégrer au groupe pour jouer. Il est fidèle, ne vous en faites pas, ce n'est pas parce qu'il se laisse caresser par vos invités qu'il est prêt à partir avec eux.
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Ce chien de nature soumise tient essentiellement à ses habitudes et à son foyer, même s'il s'adapte à peu près partout et à toutes sortes de maîtres. N'en oublions pas pour autant son atavisme de retriever. Il n'a pas d'instinct de chasseur proprement dit, qui le conduirait à traquer le gibier.
Ce chien est obéissant et vous suivra partout en campagne ou en forêt. Il rapporte tout avec un plaisir constant tout au long de sa vie : avant de lui lancer une balle, un morceau de bois, songez qu'il ne se laissera pas un seul instant de vous les rapporter, ça peut être fatiguant à la longue.
Il aime également instinctivement l'eau : il plonge avec un enthousiasme dans la moindre mare, patauge dans le plus petit ruisseau. II ne craint pas plus la boue que l'eau glacée. Il serait dommage de le priver de jeux aquatiques, pensez-y pour vos vacances.
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