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II y a cent ans, le Spaniel Club Français, essentiellement voué au cocker anglais, était crée. C'est le plus ancien club de race hexagonal et il peut paraître curieux qu'il soit consacré à une race britannique plutôt qu'à un chien français. La cynophilie française fut au début calquée sur la Britannique, plus structurée et surtout plus nombreux et sérieuse.
Les statistiques du LOF nous apprennent qu'il a été le chien le plus inscrit jusqu'à la guerre de 1914, c'est à dire pendant les trente premières années de fonctionnement (le la cynophilie officielle française. Le premier Cocker Spaniel a été enregistré en 1885, et la race a eu son club dans notre pays six ans avant le pays d'origine.
C'est que le Cocker Spaniel répondait à un vrai besoin des chasseurs français. A cette époque, les lapins pullulaient dans bien des régions (il n'y avait pas encore la myxomatose) et le Cocker, grouillant autant que petit, était l'un des chiens les plus à même de suivre la coulée d'un lapin dans le fourré le plus inextricable.
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Par ailleurs, sur d'autres gibiers, sa quête méticuleuse, " à portée de fusil ", convenait parfaitement au chasseur français, de même que son aptitude à rapporter. Plus tard, la cynophilie française est restée fidèle au style et au format propre au Cocker alors que le pays d'origine évoluait vers une taille plus élevée et des allures très différentes.
Décidément, la France se posait comme une terre d'élection pour le cocker .' Son succès comme chien de compagnie, dans les années 60-70, n'est pas non plus du au hasard. Les acquéreurs de plus en plus citadins ont privilégié les gabarits les moins encombrants, sans pour autant plébisciter les races d'agrément, vues comme des chiens de manchon.
Entre Cocker Anglais, Epagneul Breton et Fox à poil dur, leur coeur n'a pas balancé très longtemps. Le petit Spaniel, à la fois très sentimental et très esthétique, a remporté la majorité des suffrages.
Après un passage à vide, ainsi qu'il arrive un jour à toutes les races un jour à la mode, le Cocker repart pour une nouvelle carrière, moins tonitruante, avec un tempérament plus égal et sous des coloris plus variés.
Pourvu qu'on respecte son dynamisme sans pour autant le laisser faire ce qu'il veut, la race qui fête tout juste son centenaire va aborder le prochain millénaire en pleine forme !

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Il n'a rien d'un « chien-chien à sa mémère » qui obéit ponctuellement aux ordres. Il apprend très bien et sait faire preuve d'obéissance. Mais dès que vous avez le dos tourné ou alors quand vous avez des invités, le voilà qui n'en fait qu'à sa tête. Vous l'avez compris, c'est un chien têtu.
Il a une façon bien à lui de s'imposer. Il recherche constamment les caresses, il a horreur de se retrouver seul, il vient souvent vous chercher pour sortir ou jouer. Il semble se reposer dans son panier ( le plus souvent, l'inconfortable panier d'osier au ras des courants d'air a été avantageusement troqué contre le meilleur fauteuil de la maison) mais en fait il suit toutes vos allées et venues.
Un changement dans vos habitudes et le voilà sur le pied de guerre, pas question de louper une sortie. Dehors, il n'arrête pas de fureter, d'inspecter la moindre touffe d'herbe même s'il n'est pas destiné à la chasse ou issu d'une lignée de travail.
Attention, mulots et taupes, Monsieur Cocker (ou Madame) arrive dans le jardin, il est grand temps de regagner vos galeries. Malheureux gazon, pauvres tulipes, le Cocker a une façon très personnelle de jardiner.
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La conclusion s'impose : il est petit, il est beau, mais ce n'est pas un bibelot. Il ne tient pas en place, il a de la vitalité à revendre. Bien sur, il apprécie le confort, c'est aussi un grand sensible qui peut prendre au sérieux une remontrance, mais il faut le considérer avant tout comme un sportif très volontaire et infatigable.
Le Cocker a sans doute plus de caractère que bien des grands chiens de chasse. Il n'hésite pas à jouer les cerbères. Enfin, il aboie pour avertir, car dès que la porte est ouverte pour accueillir les visiteurs, il ne boude pas leurs caresses.
Plein de feu, il faut savoir qu'il peut parfois se révolter. Mais cela arrive de moins en moins et le malheureux épisode des cockers agressifs a tellement marqué les éleveurs que le plus grand risque pour l'acquéreur actuel, c'est de tomber sur un cocker timide.
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